Guide, accompagnateur, tour leader, chef d’expédition, voilà bien des mots pour désigner ce que Pascal fait en Chine, Simon en Indonésie, Mélissa au Pérou ou Annie au Maroc.
La plupart du temps nous utilisons le mot «guide» pour désigner ceux ou celles qui accompagnent nos voyageurs. C’est un terme compris par tout le monde. Le terme «tour leader», traduit en français par l’expression «chef d’expédition», fait surtout référence à la logistique Le mot «accompagnateur» est, lui, plus proche de notre réalité, car à proprement parler un Québécois ne peut pas être guide au Cambodge (ni partout ailleurs), c’est-à-dire donner des informations sur des sites; cette tâche est réservée aux gens du pays.
Mais un circuit ne consiste pas seulement à visiter des sites, loin de là. Il y a les déplacements, il y a les repas, il y a les soirées, il y a les temps libres, les marches, les randonnées… Qui fait le lien entre toutes les informations? Qui prépare le voyageur à la visite d’un site? Qui fait les synthèses, les présentations du pays? Qui donne des précisions sur la religion, l’histoire, la politique, la géographie, la langue? L’accompagnateur, bien sûr, qui, sur le plan du contenu, fait beaucoup plus que la «conversation française» ou le «P.R.» avec ses voyageurs.
C’est lui qui en définitive va structurer la connaissance que le voyageur aura du pays qu’il a visité.
De là l’importance que nous accordons au fait que l’accompagnateur, sans être un éminent docteur en la matière, soit un spécialiste du pays où il exerce sa fonction. Il en connaît presque tous les aspects et est prêt à répondre à bien des questions.
Chaque circuit a sa particularité. Notre accompagnateur au Kenya et en Tanzanie connaît bien la faune et la flore du pays. Celui de l’Égypte doit maîtriser une histoire qui a duré des siècles et qui est d’une importance capitale dans le développement de l’humanité. Pourrait-on «guider» au Maroc et ignorer tout de l’Islam? «Guider» au Vietnam et ne rien savoir de la guerre d’Indochine et de la guerre contre les Américains? Accompagner au Cambodge sans savoir qui sont les Khmères ou Pol Pot, aller avec un groupe au Pérou et ignorer qu’il y eut les Incas et le Sentier Lumineux? Que dirait-on d’un Hervé qui ne connaîtrait rien des dizaines de minorités ethniques qui habitent le nord de la Thaïlande, d’un Pascal qui ne se démêlerait pas dans les nombreuses dynasties chinoises, d’un Marcel qui gommerait l’omniprésence de la spiritualité en Inde ou d’un Roger qui ne comprendrait pas la signification et l’importance du désert pour les Libyens?
Le Club Aventure offre à ses voyageurs bien plus qu’un accompagnateur. Il offre l’assurance d’une compréhension en profondeur des pays visités.
Hervé Dupuis